Hauts-de-Seine
- Cours d'eau : la Seine
- Nom des habitants : Alto-Séquanais, Alto-Séquanaises ou Altoséquanais, Altoséquanaises
- Date du recensement : 2005
- Population : 1 517 000 habitants
- Superficie : 176 km²
Le département des Hauts-de-Seine a été créé en 1964 voulant former une unité qui n'est ni géographie ni historique. Il s'enroule le long d'une boucle de la Seine d'où il tire son nom et si certaines de ses communes ont un passé médiéval, d'autres n'ont pas un siècle lors de la naissance du département. Il n'a pas ainsi la réputation de ces ensembles constitués siècles après siècles autour d'une volonté ou d'une civilisation. Son unité peut être pourtant illustrée par un lieu de mémoire particulier et stratégique, le Mont Valérien, butte témoin de la solitude des ermites du XVe siècle, des luttes entre les Jansénistes et les Jésuites, du pèlerinage du chemin de croix gallican, d'une forteresse appartenant au système défensif parisien lors de la guerre de 1870-1871, puis finalement d'un Mémorial de la France combattante inspiré par le souvenir des fusillés de 1940-1944. La Seine joue également un grand rôle dans le paysage patrimonial du département avec la présence constante des peintres surtout impressionnistes qui l'ont immortalisé. Entraînés par le courant dans une mouvance symbolique et inlassablement traquée du pinceau, les artistes s'ouvrent la voie de l'expérience et de l'audace, dans la lumière alternée des saisons, tout cela à peine passées les portes de Paris. Mais ces campagnes du XIXe siècle ont fait place à des faubourgs puis au berceau d'une révolution industrielle automobile avec les usines Renault, Talbot, ou Peugeot. L'implantation progressive et rapide de dizaines d'ateliers de mécanique liés à ce nouveau moyen de locomotion transforme ces villages voués plutôt à la vigne. Mais la crise des années trente et la Seconde Guerre mondiale ont raison de cette exceptionnelle concentration géographique. Comme par une revanche de la nature, l'industrie automobile a presque totalement disparu du territoire des Hauts-de-Seine ce qui oblige les communes devenues les plus riches de la couronne de Paris à transformer peu à peu leurs industries et leurs commerces.
|
|
Hôpital militaire PercyCet hôpital d'instruction des armées tient son nom du chirurgien de la Grande Armée napoléonienne Percy.Avenue Henri-Barbusse, Clamart, France |
|
|
Torque gauloisDécouvert place Dampierre, ce bijou à la belle patine verte atteste de l'occupation du site par les Gaulois au début de l'âge du fer. Le collier, finement ciselé de rayures, mesure 14 centimètres de diamètre et se termine par deux tampons.Bagneux, France |
|
|
Chapelle du cimetière américainInauguré en 1919 par le président des États-Unis Thomas Woodrow Wilson, le général américain John Joseph Pershing et le maréchal Ferdinand Foch, le cimetière américain de Suresnes est destiné à recueillir les corps des soldats américains tombés durant la Première Guerre mondiale.Place Henri-IV, Suresnes, France |
|
|
4 CVSi une partie de la création Renault est consacrée aux voitures de sport et de prestige, à partir du milieu des années trente les recherches s'intensifient dans le domaine du véhicule économique et populaire.Régie Renault, Boulogne-Billancourt, France |
|
|
AfficheAprès les Jeux olympiques, le stade de Colombes continue à accueillir de grandes compétitions sportives, notamment la coupe du monde de football de 1938. Quatre des matches s'y déroulent, dont la finale qui oppose l'équipe d'Italie, gagnante, à celle de Hongrie.Musée municipal de Colombes |
|
|
Pavillon de pesageColombes possède à la fin du XIXe siècle un hippodrome, les courses de chevaux étant très en vogue depuis le second Empire. De cette période subsiste un ancien pavillon de pesage, servant à surveiller la bonne conformité du poids des jockeys avant et après les courses.Stade Yves du Manoir, Colombes, France |
|
|
Usines RenaultAprès avoir ' annexé ' le quartier du Point-du-Jour de Boulogne, Louis Renault regarde toujours plus loin et dans sa ligne de mire se profile l'île Seguin. Durant la fin des années vingt, il négocie avec les principaux propriétaires et parvient à racheter la quasi-totalité de l'île, hormis la demeure et les terrains de Georges Gallice qui souhaite préserver son cadre de vie.Boulogne-Billancourt, France |
|
|
Orphelinat Saint-PhilippeLa générosité de Marie de Brignole-Sale, marquise de Ferrari et duchesse de Galliera (1811-1888) est à l'origine de l'orphelinat Saint-Philippe. Riche veuve d'un industriel italien, la duchesse Galliera consacre une partie de sa fortune à la construction de l'hospice Ferrari de Clamart.1, rue du Père-Brottier, Meudon, France |
|
|
Musée Roybet-Fould, Pavillon de Suède et de NorvègeLe musée de Courbevoie est fondé en 1927 par Consuelo Fould, petite-fille du ministre de Napoléon III, Achille Fould et fille adoptive du prince Stirbey. Amateur d'art et peintre elle-même, la fondatrice avait émis le souhait que le musée soit installé dans sa maison d'été de Courbevoie et qu'il prenne le nom de ' Roybet-Fould ', en hommage au peintre Roybet dont elle appréciait l''uvre tout particulièrement.178, boulevard Saint-Denis, Courbevoie, France |
|
|
Folie HuvéD'allure assez étrange avec sa rotonde en façade, cette demeure est construite en 1788 par l'architecte Jean-Jacques Huvé. Ancien Grand Prix de Rome et inspecteur du château de Versailles, Huvé dessine les plans de la maison qu'il destine à son propre usage.13, route de Vaugirard, Meudon, France |